Bonjour,
L’année 2026 au niveau mondial, économique et financier semble engager un cycle complexe, nouvelles guerres, qui génèrent une nouvelle crise énergétique et va inévitablement impacter les coûts de construction, des matériaux et de la main d’oeuvre. Il est trop tôt pour en mesurer l’impact et savoir si cela va durer. Mais avec des finances publiques au plus bas, cela nous le craignons va retarder ou impacter certains chantiers (LGV Bordeaux-Toulouse) bien qu’engagés. Cependant nous avons aussi repris espoir car élus de la Métropole et la mairie de Bordeaux ont été renouvelés, le maire élu de Bordeaux Thomas Cazenave est un expert des finances et nous sommes plus confiant en sa capacité de relancer le rayonnement de la ville, à commencer par le retour d’éclairage nocturne des monuments.

Pour le précédent maire, la politique des « petits pas » pour ne plus faire de Bordeaux un « attracteur urbain » a fait des dégâts, bien que limités. Il a pu aussi se montrer pragmatique en maintenant la Rue Bordelaise « Greenwashé » car rebaptisée Canopia (heureusement le contrat était ficelé avec l’OIN et donc pas annulable sans énormes pénalités. Au bilan de ses réussites sont l’embellissement de places pourtant déjà refaites depuis 2000, notons la végétalisation de Stalingrad, des allées Serr et surtout des Bassins à Flots et de Bastide Niel. Pour le reste, beaucoup d’amateurisme et de vent: derrière nombre de concepts sur le papier intéressants, leur applicabilité est impossible (le label bâtiment frugal par exemple).



Surtout en centre-ville, les multiples travaux de réduction de voies pour pénaliser et dissuader la circulation ont eu un très mauvais impact sur les commerces, sans parler de l’insécurité (notamment en éteignant la ville et ses monuments la nuit), de même que le manque d’entretien des trottoirs et herbes folles au nom de l’écologie. Le Covid et le contexte plus général sont bien aussi évidemment en cause, mais beaucoup de décisions mal évaluées ont en plus impacté les finances de la ville et de la métropole.


Au final son projet a permis des plantations en ville mais se focalisait surtout sur le centre-ville, quel sens de refaire les Allées de Tourny (projeta abandonné du coup) avant la Place de Latule ou le Boulevard Aliénor par exemple, biens pires et invivables en été?

Côté métropolitain, Alain Anziani avant son retrait a sauvé les meubles pour le secteur Aéroportuaire et Christine Bost sa successeur a initié quelques idées. Mais la fin de la cogestion brutale a aussi pénalisé et stoppé tous les projets du conseil d’avant 2020. Certaines études utiles (sur le métro) ont été lancées, mais d’autres idées coûteuses et fantaisistes (le téléphérique) vont heureusement tomber aux oubliettes.


Qu’attendre du nouveau maire et possible président de la métropole, nous verrons sur les actes mais ses premiers contacts sont intéressants, se baser avec les moyens possibles du moment sur l’essentiel:
- Restaurer la sécurité dans les quartiers des Capucins et nord notamment.
- Rallumer dès que possible l’éclairage de nuit et des monuments.
- Nettoyer les trottoirs et encombrants au plus vite
- Rétablir si besoin certains axes routiers sur les grandes avenues pour limiter les bouchons.
- Finir la réfection des quais sur les 2 rives et si possible faire passer le tram sur le pont Chaban.
- Et surtout relancer le rayonnement économique de Bordeaux.
Ce plan d’action est simple mais concret et rapidement faisable. Ensuite il suffit de suivre la feuille de route des 3B (que l’ancien maire a en partie suivie: végétaliser les quais et les quartiers Bastide Niel et des Bassins à flots. L’OIN Euratlantique aussi va pouvoir avancer car Bègles a élu un maire que nous pensons plus ouvert aux grands chantiers, celui de Floirac en poste est assez favorable à l’OIN. Les Bassins à Flots et Ginko sont presque finis et nous serions plus pour agir sur l’entre-deux: depuis le Boulevard Daney et l’Allée des Quarante Journaux. Auchan déclinant et se reconvertissant dans l’immobilier, il serait plus malin de commencer ici avant de construire la Jallère trop ex-centrée.

Plus gros chantier du moment, nous aussi avons largement détaillé Canopia qui avance assez vite pour une livraison attendue sous 18 mois, les parkings sont en creusement en taupe, au dessus certains immeubles atteignent déjà le 2e niveau (hauteur standard de bordeaux d’environ 5/6 étages de prévue). Enfin les voies devant le Chateau Descas sont en travaux, et le parc du même nom débute.






Lumi et la piscine longtemps en retard sont presque finis, bien que (hormis sur Armagnac Sud avec Tribequa phase 2) peu de projets semblent se lancer sur le secteur Belcier, la partie de l’ilot rue Guyart semble à l’arrêt, ce qui par corollaire décale le trop attendu réaménagement du Quai de Paludate, et pour la phase 2 du boulevard des Frères Moga, le financements tardent à arriver.




Sur Belvédère l’un des immenses lots est lancé, et la trémie de la Benauge bien engagée aussi. L’ilot EB2E remanié va commencer, et il restera juste la parcelle entre les ponts Garonne (TGV) et Sain Jean à attribuer.



Nombre de chantiers avancent sur Bastide Niel et Brazza avec la libération des anciennes friches de voies ferrées (nous ne savons pas si enfin le débouché du pont levant est libéré pour enfin prolonger les voies de tram/bus dans son axe, mais il semble que le maire actuel envisage de pousser ce dossier, ce qui nous réjouit.


Nous allons voir dans les prochains mois quel programme architectural et urbanistique se profile sur Bordeaux, selon évidemment les possibilités techniques est surtout financières, espérons au moins une meilleure gestion des chantiers, et surtout de leurs finitions (souvent absentes!